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Oxford Review of Economic Policy - vol. 30 n° 2 -

Oxford Review of Economic Policy

"Political independence is usually associated with an attempt to reduce economic dependency on the former dominant or colonial power. For most of the early period since Irish independence the attempt to reduce exposure to the UK was implemented through tariff protection and restrictions on foreign ownership. Inward orientation eventually ran out of steam, culminating in sustained emigration and deep recession in the 1950s. The genesis in the mid-1950s of Ireland's low corporation tax regime facilitated later trade liberalization and diversified the economy away from the UK. These developments facilitated the full convergence on UK and broader Western European living standards that was eventually achieved in the 1990s. From 1979 the UK would diverge from most of the rest of Western Europe on exchange-rate policy, and Ireland was forced to choose between the two. The resulting difficulties can be ascribed to design flaws in the European monetary project and Ireland's failure to recognize the constraints that the new regime imposed."
"Political independence is usually associated with an attempt to reduce economic dependency on the former dominant or colonial power. For most of the early period since Irish independence the attempt to reduce exposure to the UK was implemented through tariff protection and restrictions on foreign ownership. Inward orientation eventually ran out of steam, culminating in sustained emigration and deep recession in the 1950s. The genesis in the ...

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Courrier des Pays de l'Est - n° 1050 -

Courrier des Pays de l'Est

"Au terme de treize années de pouvoir sans discontinuité, le ténor de la scène politique slovène, le parti Démocratie libérale, a dû céder la place au Parti démocrate, à l'issue des élections législatives du 4 octobre 2004. S'appuyant sur une coalition de centre droit réunissant quatre formations, menée par le très charismatique Janez Jansa, «père» de l'indépendance slovène, le nouveau gouvernement a pour tâche de préparer la Slovénie à mieux affronter une donne économique en complète redéfinition sur le plan mondial comme européen. La nouvelle loi sur les investissements étrangers de juillet 2004 devrait y contribuer. Certes, le pays dispose de solides atouts : une bonne santé économique comme en témoignent le taux de croissance (4,9 %, le meilleur depuis 2000) et les autres indicateurs fondamentaux, qu'il s'agisse de l'inflation, de l'ampleur modérée des déficits budgétaire et commercial, un niveau de vie le plus élevé des nouveaux pays membres, dopé, en 2004, par une nouvelle augmentation de la consommation. Capable de tirer le meilleur parti de sa position géographique et de son appartenance passée à la Fédération yougoslave, la Slovénie entretient des relations étroites, pas uniquement économiques, avec les pays successeurs de l'ex-Yougoslavie, mais qui restent parfois délicates avec la Croatie. Déployant dans les institutions européennes une activité remarquée (présidence de l'OSCE en 2005, portefeuille du Commissariat européen chargé de la Science et de la Recherche, entrée dans le MCE II en juin 2004), ce nouvel Etat membre de l'UE doit trouver un second souffle, ce qui implique de s'attaquer à certaines rigidités structurelles de son appareil de production, une adaptation impérative, dont le consensus social, propre à ce pays démographiquement vieillissant, risque de faire les frais."
"Au terme de treize années de pouvoir sans discontinuité, le ténor de la scène politique slovène, le parti Démocratie libérale, a dû céder la place au Parti démocrate, à l'issue des élections législatives du 4 octobre 2004. S'appuyant sur une coalition de centre droit réunissant quatre formations, menée par le très charismatique Janez Jansa, «père» de l'indépendance slovène, le nouveau gouvernement a pour tâche de préparer la Slovénie à mieux ...

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Courrier des Pays de l'Est - n° 1050 -

Courrier des Pays de l'Est

"Le gouvernement de coalition de centre droit a engagé depuis 2002 des réformes radicales et procédé à une cure d'austérité. A la moitié de son mandat, en 2004, M. Dzurinda, pourtant en minorité au Parlement, était toujours décidé à les poursuivre, malgré des dissensions au sein de la coalition et une menace d'élections législatives anticipées ; il dut néanmoins en différer certaines. A l'automne 2005 auront en effet lieu des élections régionales et municipales, suivies des législatives mi-2006. Les succès économiques obtenus, reconnus par les milieux d'affaires et les organisations internationales, sont certains. En effet, si le stock des investissements étrangers était de 2,1 milliards de dollars en 1998, fin 2004, il était de 11,5 milliards. Les conditions d'accueil sont en effet très bonnes : aides gouvernementales, allant même au-delà des attentes, main-d'œuvre qualifiée peu onéreuse, législation sociale minimale. La quasi-totalité du secteur public, à l'exception des forêts domaniales, dernière «poule aux œufs d'or», a été privatisée. Ce tableau optimiste doit cependant être tempéré. La Slovaquie manque d'infrastructures et d'une politique régionale un tant soit peu volontariste, face aux grandes disparités régionales. A cet égard, une aide est attendue de l'UE, au travers des fonds structurels. L'assainissement des finances publiques n'est pas sans provoquer des tensions, dans les services à la population, tels la santé, les transports, l'éducation, alors que la décentralisation est pour l'heure réduite à des transferts de charges, et sans ressources suffisantes. Le parti Smer-Démocratie sociale, ayant réussi à unifier la gauche, pourrait bien, dans ces conditions, être le vainqueur du scrutin de 2006, à condition de trouver un allié solide, chose peu fréquente dans la politique slovaque."
"Le gouvernement de coalition de centre droit a engagé depuis 2002 des réformes radicales et procédé à une cure d'austérité. A la moitié de son mandat, en 2004, M. Dzurinda, pourtant en minorité au Parlement, était toujours décidé à les poursuivre, malgré des dissensions au sein de la coalition et une menace d'élections législatives anticipées ; il dut néanmoins en différer certaines. A l'automne 2005 auront en effet lieu des élections ...

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Courrier des Pays de l'Est - n° 1050 -

Courrier des Pays de l'Est

"Le gouvernement minoritaire formé du DSS (Parti démocratique de Serbie), du G17+ et du SPO-NS (bloc Mouvement du renouveau serbe-Nouvelle Serbie) qui a pris ses fonctions en mars 2004 paraît, pour le moment, stable, en dépit de divergences internes. Ceci est dû au soutien officieux du Parti radical serbe (SRS), ultranationaliste, et du Parti socialiste de Serbie (SPS). Les autorités serbes ont d'ailleurs marqué des points concernant deux dossiers majeurs : elles ont opéré un changement de politique à l'égard de la coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et se montrent plus amènes quant à l'engagement éventuel de la communauté inter- nationale et des Albanais du Kosovo en vue de négociations portant sur le statut de la province. Cette attitude a porté ses fruits, avec le feu vert de l'UE pour commencer les négociations en vue de la signature d'un accord de stabilisation et d'association. Il n'en reste pas moins que les réformes censées en finir avec l'héritage de Milosevic tardent, dans la justice, l'armée et les forces de police et de sécurité. Par ailleurs, l'avenir de l'Etat commun Serbie-et-Monténégro demeure incertain. Les autorités monténégrines souhaitent l'indépendance, obtenue (dans l'idéal) par accord à l'amiable avec la Serbie. Un référendum sur la question pourrait être organisé au Monténégro dans la première moitié de 2006, dont le résultat est incertain. Economiquement, les deux entités font «lit à part», au point que l'UE a adopté une «approche parallèle» dans les négociations commerciales et qu'elles entreront séparément dans l'OMC. La Serbie a connu une nette croissance, mais le chômage réel se situerait à 15 %. Les privatisations dans le secteur public et les restructurations dans celui de la «propriété sociale» vont sans doute entrer dans une phase décisive, mais des exemples récents montrent que le parcours risque d'être sinueux... Le Monténégro, qui utilise l'euro, a obtenu de bons résultats, mais devra réduire son déficit budgétaire. Les Hongrois ont acquis la moitié des parts de l'entreprise de télécommunications, et les Russes, 65 % de la principale entreprise d'aluminium, dans des conditions jugées très avantageuses pour ces derniers."
"Le gouvernement minoritaire formé du DSS (Parti démocratique de Serbie), du G17+ et du SPO-NS (bloc Mouvement du renouveau serbe-Nouvelle Serbie) qui a pris ses fonctions en mars 2004 paraît, pour le moment, stable, en dépit de divergences internes. Ceci est dû au soutien officieux du Parti radical serbe (SRS), ultranationaliste, et du Parti socialiste de Serbie (SPS). Les autorités serbes ont d'ailleurs marqué des points concernant deux ...

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Courrier des Pays de l'Est - n° 1050 -

Courrier des Pays de l'Est

"Alors que le taux de croissance remarquable enregistré à l'issue de 2004 (5,8 %) confirme le véritable décollage économique que la Roumanie connaît depuis le début de la décennie, la donne politique issue des élections de novembre 2004 a ouvert une nouvelle séquence d'instabilité. La défaite, pour beaucoup inattendue, du leader du Parti social- démocrate (PSD), Adrian Nastase, au second tour de l'élection présidentielle du 12 décembre 2004, alors que sa formation était arrivée en tête des législatives organisées quinze jours plus tôt, a conduit à la formation d'un gouvernement de coalition de centre droit, conduit par Calin Popescu Tariceanu. La forte personnalité du Premier ministre a eu tôt fait de se heurter à celle, non moins énergique, du nouveau chef de l'Etat, Traian Basescu, dont les commentaires peu amènes sur l'issue des négociations d'adhésion à l'UE et le pro-atlantisme zélé ont surpris. L'accélération de la réforme de la justice exigée par Bruxelles en occasionnant, début juillet 2005, une mini-crise gouvernementale, contribue à alimenter un climat d'incertitudes déjà entretenu par l'éventuel report d'une année de l'entrée de la Roumanie dans l'UE, normalement prévue pour janvier 2007 après la signature, le 25 avril 2005, du Traité d'adhésion. Emportée par une soif de consommation que, pourtant, seule une minorité peut réellement satisfaire, sans illusion aucune à l'égard d'une classe politique connue pour sa versatilité, la population semble s'accommoder de ces incertitudes dans un pays dont le potentiel attire un nombre croissant d'investisseurs étrangers."
"Alors que le taux de croissance remarquable enregistré à l'issue de 2004 (5,8 %) confirme le véritable décollage économique que la Roumanie connaît depuis le début de la décennie, la donne politique issue des élections de novembre 2004 a ouvert une nouvelle séquence d'instabilité. La défaite, pour beaucoup inattendue, du leader du Parti social- démocrate (PSD), Adrian Nastase, au second tour de l'élection présidentielle du 12 décembre 2004, ...

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Courrier des Pays de l'Est - n° 1050 -

Courrier des Pays de l'Est

"2004 et 2005 pourraient être qualifiées chacune d' «annus horribilis» ou d'avoir connu le «niveau zéro» en politique intérieure. Trois gouvernements d'une même coalition (sociaux-démocrates, chrétiens-démocrates et libéraux) ont dû être remaniés, en grande partie du fait de dissensions au sein même de la social-démocratie, à la suite d'échecs électoraux, mais aussi dans la coalition, les chrétiens-démocrates étant tentés de répondre à l'appel de l'opposition conservatrice (ODS), grand vainqueur des élections régionales de 2004, et ne pardonnant rien au pouvoir en place. De son côté, le chef de l'Etat, V. Klaus, toujours président d'honneur de ce parti, n'a rien fait pour calmer le jeu, gardant l'espoir de la mise en place d'un régime présidentiel (ou semi). Cette difficile cohabitation a été avérée lors des débats sur le traité constitutionnel européen, avec des membres du gouvernement favorables au «oui» et un Président affichant ouvertement son euroscepticisme et partisan du «non». En cette 15e année de régime démocratique dans les Pays tchèques, les interrogations n'ont pas manqué sur l'état de la société, notamment la corruption et l'immigration, les relations entre l'Etat et les Eglises, sur le passé proche et lointain. Les crises politiques successives, qui ont gelé les grands dossiers sur les réformes des retraites et de la santé, n'ont cependant pas ralenti la marche de l'économie, dont les résultats sont plus que satisfaisants, avec notamment une nette amélioration du commerce extérieur, la fin des grandes restructurations, une baisse du chômage, une faible inflation et une monnaie forte. Les seules ombres au tableau sont les déficits publics chroniques et l'apparition palpable d'une pauvreté, jusque-là «invisible»."
"2004 et 2005 pourraient être qualifiées chacune d' «annus horribilis» ou d'avoir connu le «niveau zéro» en politique intérieure. Trois gouvernements d'une même coalition (sociaux-démocrates, chrétiens-démocrates et libéraux) ont dû être remaniés, en grande partie du fait de dissensions au sein même de la social-démocratie, à la suite d'échecs électoraux, mais aussi dans la coalition, les chrétiens-démocrates étant tentés de répondre à l'appel ...

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Courrier des Pays de l'Est - n° 1050 -

Courrier des Pays de l'Est

"Les différents événements intervenus en Macédoine en 2004-2005, qui furent autant de tests décisifs pour la viabilité des accords d'Ohrid, révèlent combien la situation de cette ancienne République de Yougoslavie (dont l'intitulé officiel de «Macédoine» a été reconnu par l'administration américaine le 4 novembre 2004 au grand dam de la Grèce) demeure fragile. Signés en 2001, ces accords ont pour objectif de rééquilibrer les places et prérogatives respectives des différentes communautés en présence, essentiellement la majorité slave et la minorité albanaise. Qu'il s'agisse du nouveau découpage municipal, enjeu d'un référendum, le 7 novembre 2004, finalement boycotté par la majorité des électeurs, ou de la mise en œuvre de la décentralisation ou encore des élections locales dont le déroulement, en mars-avril 2005 a été entaché de nombreuses irrégularités, la cohabitation entre ces deux grandes composantes de la population reste d'autant plus délicate que la situation économique et sociale ne s'améliore guère en dépit de ce que les principaux indicateurs peuvent laisser entendre. Quant à la perspective de l'intégration euro-atlantique, concrétisée certes par la remise à la Commission européenne du questionnaire préludant à l'octroi du statut de pays candidat, mais assombrie par les rejets néerlandais et français du traité de constitution européenne, elle ne peut répondre pour l'heure aux déséquilibres structurels de l'économie, qu'illustrent notamment un déficit commercial et un taux de chômage inquiétants. Face à une opposition divisée, la coalition au pouvoir depuis septembre 2002 (Alliance social-démocrate, principale force politique, et Union pour l'intégration démocratique, albanaise) n'en continue pas moins de tenir la situation bien en main au prix, certes, de la démission du Premier ministre intervenue en novembre 2004, le ministre de la Défense, Vlado Buckovski ayant alors remplacé Hari Kostov."
"Les différents événements intervenus en Macédoine en 2004-2005, qui furent autant de tests décisifs pour la viabilité des accords d'Ohrid, révèlent combien la situation de cette ancienne République de Yougoslavie (dont l'intitulé officiel de «Macédoine» a été reconnu par l'administration américaine le 4 novembre 2004 au grand dam de la Grèce) demeure fragile. Signés en 2001, ces accords ont pour objectif de rééquilibrer les places et p...

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Courrier des Pays de l'Est - n° 1050 -

Courrier des Pays de l'Est

"L'Estonie connaît une instabilité politique chronique due au grand nombre de partis politiques et à leurs difficultés à former des coalitions stables, avec pour résultat, au second semestre de 2004 et dans les premiers mois de 2005, une succession de crises gouvernementales. Toutes les coalitions au pouvoir ayant pratiqué une politique libérale, les dépenses sociales ont été sacrifiées et sont parmi les plus faibles d'Europe (16 % du PIB), en particulier pour le système de santé, alors que l'épidémie de Sida est des plus préoccupantes. En politique étrangère, les relations avec la Russie demeurent tendues, en dépit de la signature du traité de délimitation des frontières terrestres. En effet, Moscou refuse toujours de reconnaître le fait de l'occupation soviétique, ce qui a entraîné l'absence du Président estonien aux cérémonies du 60e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie. L'économie estonienne connaît toujours une forte croissance (6,2 %), tirée par la demande intérieure. La progression des investissements nationaux a également été élevée (+ 6,9 %) et l'adhésion à l'UE a stimulé les échanges extérieurs (+ 16,3 %). Le chômage est en baisse et les revenus des ménages ont augmenté en moyenne de 8,6 % en 2004. Cependant, l'Estonie a connu un brusque rebond de l'inflation (+ 3 %) consécutif aux changements dans la politique fiscale et commerciale. Par ailleurs, l'obligation de liquider, sous peine d'amende, les stocks excédentaires de sucre, dus aux achats de précaution à la veille de l'adhésion, a donné un goût un peu amer à celle-ci."
"L'Estonie connaît une instabilité politique chronique due au grand nombre de partis politiques et à leurs difficultés à former des coalitions stables, avec pour résultat, au second semestre de 2004 et dans les premiers mois de 2005, une succession de crises gouvernementales. Toutes les coalitions au pouvoir ayant pratiqué une politique libérale, les dépenses sociales ont été sacrifiées et sont parmi les plus faibles d'Europe (16 % du PIB), en ...

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Courrier des Pays de l'Est - n° 1050 -

Courrier des Pays de l'Est

"L'alternance intervenue en juin 2005 au profit du Parti socialiste, devant le Mouvement national Siméon II et son allié, le Mouvement des droits et libertés (DPS) représentant la minorité turque, jusque-là au pouvoir, aurait pu passer pour banale, si n'était l'émergence d'un parti inconnu, Ataka, symbole de toutes les frustrations, et qu'on pourrait qualifier «d'anti tout». La nouvelle coalition au pouvoir, quelle que soit sa composition, aura du mal à s'imposer, sachant par ailleurs que le DPS est désormais contesté, car accusé de défendre surtout des intérêts particuliers et non nationaux. Désaveu de la classe politique, accusée de corruption ? Refus des «demandes» européennes jugées excessives, alors même que l'UE connaît une crise institutionnelle et n'est pas exempte de dysfonctionnements ? Recherche d'un ressourcement national (après des années de transition, perçue souvent comme imposée de l'extérieur), derrière lequel se profile une forte hostilité à l'égard des minorités turques et roms ? Les Bulgares ne sont pas les seuls à émettre un vote protestataire, et pourtant, ils ont connu, en 2004-2005, une sorte d'embellie économique et sociale, laissant présager le maintien aux affaires du gouvernement de Siméon II : croissance de 5,5 %, hausse des salaires et des allocations sociales, excédent budgétaire, développement du crédit aux ménages, investissements étrangers, liés aux privatisations, et pourvoyeurs d'emplois... mais aussi objets de scandales, comme l'a montré le «Danonegate». La signature du traité d'adhésion à l'UE en avril 2005, n'a pas fait recette, le rêve européen s'estompe, l'heure est avant tout, selon les sondages, à la lutte contre le chômage et les inégalités sociales. Reste aussi à faire une réforme essentielle, celle de la justice."
"L'alternance intervenue en juin 2005 au profit du Parti socialiste, devant le Mouvement national Siméon II et son allié, le Mouvement des droits et libertés (DPS) représentant la minorité turque, jusque-là au pouvoir, aurait pu passer pour banale, si n'était l'émergence d'un parti inconnu, Ataka, symbole de toutes les frustrations, et qu'on pourrait qualifier «d'anti tout». La nouvelle coalition au pouvoir, quelle que soit sa composition, aura ...

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Courrier des Pays de l'Est - n° 1050 -

Courrier des Pays de l'Est

"Enfoncée dans une pauvreté qui, comme en témoignent les rapports de la Banque mondiale et du Pnud, s'est aggravée au fil des années pour plus des deux tiers de la population, l'Albanie pourrait-elle connaître, à la faveur de quelques évolutions récentes, un léger mieux ? La défaite du Parti socialiste albanais à l'issue des élections législatives du 3 juillet 2005 laisse espérer de meilleurs résultats dans le domaine de la lutte contre la corruption, cheval de bataille du vainqueur du scrutin, le Parti démocratique albanais (PDSH) et leitmotiv des principaux bailleurs de fonds de ce pays toujours fortement assisté. Le dirigeant du PDSH, Sali Berisha, chef de l'Etat de 1993 à 1997 avant d'être chassé du pouvoir, devenu au terme du scrutin, Premier ministre, n'inspire cependant qu'une confiance limitée La pression exercée par l'UE actuellement en négociation avec Tirana pour la signature d'un accord de stabilisation et d'association constitue également, conjointement avec l'étroite surveillance exercée par le FMI dans le domaine des grands équilibres monétaires et financiers, des facteurs œuvrant en faveur de l'assainissement d'une économie gangrenée par les opérations de blanchiment et la mainmise de cliques politico-maffieuses sur le commerce extérieur. L'extrême dépendance du budget de l'Etat comme des revenus de la majeure partie de la population à l'égard des rentrées en devises des travailleurs immigrés demeure néanmoins préoccupante et le triste état de l'agriculture comme la fragilité du tissu industriel obligent à minimiser fortement les effets d'une croissance certes très dynamique (6,4 % en 2004) mais largement artificielle. La lenteur à composer le gouvernement dans lequel entreraient des membres du Parti républicain, force d'appoint du PDSH, tout comme l'enracinement de la corruption en haut lieu appellent également à la prudence la plus extrême."
"Enfoncée dans une pauvreté qui, comme en témoignent les rapports de la Banque mondiale et du Pnud, s'est aggravée au fil des années pour plus des deux tiers de la population, l'Albanie pourrait-elle connaître, à la faveur de quelques évolutions récentes, un léger mieux ? La défaite du Parti socialiste albanais à l'issue des élections législatives du 3 juillet 2005 laisse espérer de meilleurs résultats dans le domaine de la lutte contre la ...

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